Hôtel de ville





Sur la demande de l’évêque Bourget, quatre religieuses de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Croix débarquent à Varennes, le 23 novembre 1854.  Sœur Marie-de-Saint-Grégoire, Sœur Marie-de-Saint-Ildefonce, Sœur Marie-de-Saint-Louis-de-Gonzague ainsi que Mère Marie-des-Sept-Douleurs s’établirent, deux plus tard, dans une vieille demeure de pierre sise à proximité de la chapelle Ste-Anne, que l’on appelait «Maison des Sanguinet».  Les religieuses n’y vécurent qu’une seule année, parce que le nouveau curé, l’abbé Désautels, trouvait ce bâtiment ( construit en 1673 et démoli en 1930 ) inapte à recevoir une école.

La Fabrique conclut donc, en 1855, l’achat des terrains et de la nouvelle école.  Les Sœurs et leurs élèves y emménagèrent le 16 novembre de cette année-là.  Il s’agissait d’un simple bâtiment d’un étage construit en bois, dont la couleur l’avait fait surnommer la «maison jaune».  L’école était située à l’angle des rues d’Youville et Saint-Charles, en face de l’emplacement du Collège (en construction à cette époque) et à proximité de l’église, comme le souhaitait le curé Désautels.  Les religieuses n’y séjournèrent que vingt-deux mois, soit jusqu’au 21 septembre 1857.

La construction du nouveau collège étant terminée, l’abbé les pria de s’installer dans la «grande maison d’école», l’ancienne résidence des Frères, sise vis-à-vis du Manoir Massue.  Ce troisième couvent avait été, peu avant sa démolition en 1904, un magasin général, une pension et un hôtel.  Les Sœurs l’habitèrent pendant trente ans, malgré le fait qu’elles durent payer de leurs poches les nombreuses réparations que nécessitait l'immeuble en dégradation.

Le 29 août 1883, la Congrégation des Sœurs de Sainte-Croix acquérait un terrain de la famille Robitaille, parmi laquelle deux des membres étaient connus dans le village: Eugénie faisait partie de cette communauté religieuse (Sœur Marie-de Sainte-Anne) et Théodore devint lieutenant-gouverneur de la province de Québec.

Sur le futur territoire du couvent se trouvait une maison de pierre que les entrepreneurs, Martineau et Fauteux, firent démolir afin de commencer les travaux de fondation de la bâtisse, le 29 août 1886.  Après une attente d’un peu plus d’un an, le personnel de l’école, situé dans la «grande maison d’école» pouvait enfin être transféré dans le pensionnat tout neuf.  Puis, le 9 novembre suivant, Monseigneur Fabre vint à Varennes pour bénir le Pensionnat Notre-Dame-du Sacré-Cœur.  Le succès des leurs élèves étaient tellement reconnu à travers le village et la région qu’en 1924 les religieuses furent dans l’obligation de doubler la capacité du bâtiment.  Durant la construction, qui dura près de deux ans, les Sœurs louèrent  une partie de la maison du bedeau afin d’y faire les classes aux plus jeunes de leurs étudiantes.  On construisit donc une chapelle, une salle académique ainsi qu’un dortoir.

La rallonge avait été bâtie en suivant le même style d’architecture que le bâtiment principal.   Le couvent possédait un toit de forme faux brisé à plus d’un versant parsemé de nombreuses lucarnes à fronton.  Elles y sont au nombre de vingt-et-un: sept en façade, huit à l’arrière, trois à droite ainsi que trois à gauche.  Quelques éléments architecturaux ont été conservés tels le clocheton, la corniche formant un pignon fronton avec les fenêtres de type roman, les frontons couronnant la porte principale et la porte latérale gauche ainsi que le chaînage d’angle.  Les murs sont faits de pierre de taille à bossage et de moellons.

Malheureusement, la direction du Pensionnat dut mettre fin à cent cinq années d’enseignement des Sœurs de Sainte-Croix à Varennes, lorsque, pour des raisons politiques et sociales, on désaffecta les locaux du couvent en 1959.  Les religieuses qui demeurèrent dans le village ont habité le bâtiment jusqu’en 1972.  C’est cette année-là que les transactions immobilières se terminent et que la Ville de Varennes s’en porte acquéreur.  La municipalité y installe alors ses bureaux pour en faire l’Hôtel de Ville.

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