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Ville de Varennes

Toponymie

Toponymie

Parcourir les rues de Varennes par la toponymie est une excellente façon de découvrir son histoire ainsi que les caractéristiques spécifiques à son territoire.

 

A

Abraham-Richard, rue

Fils de Urbain ou Ubald Richard et de Joséphine Girard, Abraham Richard est né à Varennes en 1813. Marié à Julie Choquet, veuve de François Messier, il fut le premier maire de la paroisse de 1856 à 1858. Il meurt en 1890.

Alfred-Laliberté, rue

Né en 1878, Alfred Laliberté était le fils de Joseph Laliberté et de Marie Richard. Il commence à sculpter le bois au couteau, en 1894. De 1902 à 1907, il séjourne à Paris. Il accumule les mentions et une centaine de bronzes l'immortalisent. Il devient membre de l'Académie Royale en 1919. De 1928 à 1932, il exécute 215 sculptures représentant des légendes, coutumes et métiers d'autrefois. Il reçoit un doctorat honorifique en 1940. Décédé le 13 janvier 1953 à Montréal, il pourrait être surnommé le « Michel-Ange du Québec ».

Amadou, rue de l'

Substance composée de résidu de vieux linge qu'on faisait brûler en l'étouffant avant qu'il ne soit entièrement consumé. À l'aide du batte-feu (briquet), il servait à allumer le poêle ou la pipe.

Ancre, rue de l'

Lourde pièce à plusieurs branches qui, jetée au fond de l'eau, sert à retenir un navire.

Amos, rue

Frère Amos, f.é.c., né Joseph-Léandre Romuald Gagnier (1887-1970). Il passa vingt-cinq ans à Varennes en tant que professeur puis directeur au Collège Saint-Paul.

André-Laurendeau, rue

André Laurendeau (1912-1968), journaliste et homme politique québécois, fut l'une des grandes voix du Canada français de son époque. Éditorialiste au quotidien Le Devoir en 1947 dont il devint directeur et rédacteur en chef. En 1963, il fut co-président avec Monsieur Lorenzo Dunton de la Commission d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme.

Anne-Julien, rue

En 1667, Anne Julien épouse, à l'âge de 17 ans, Nicolas Choquet dit Champagne. Ils eurent onze enfants dont les descendants forment la lignée des Choquet et Choquette de Varennes.

Antoine-Morand, rue

Antoine Morand fut le septième curé de Varennes. Né à Montréal en 1724, il meurt à Varennes en 1773. Curé de 1761 jusqu'à sa mort, il complète la décoration de la deuxième église et fait ériger le Calvaire en bas du village, par le sculpteur Michel Brisset, en 1767. Varennes comptait alors 1 168 habitants.

Aqueduc, rue de l'

L'usine de filtration (aqueduc) est située au bas de cette rue.

Artisans, chemin des

Nom donné en raison des artisans qui habitaient ce chemin.

Âtre, rue de l'

Partie de la cheminée où l'on fait le feu, la cheminée elle-même.

Aulnes, rue des

Arbrisseau des régions maritimes et des terrains humides.

 

B

Baronnie, chemin de la et montée de la

Toponyme fantaisiste apparaissant vert 1750, étant donné qu'il n'y a jamais eu à Varennes ni baron, ni baronnie.

Beauchamp, rue

Joseph Beauchamp, ancêtre de la branche varennoise, a construit vers 1770 la maison Beauchamp et la maison Beauchemin sur le rang de Picardie.

Beauchemin, rue

Sobriquet de Nicolas Petit dit Beauchemin, né en 1707 à Varennes, fils de Louis Petit dit Laprée. Nicolas est le premier ancêtre de la lignée des Beauchemin. Philias Beauchemin (1875-1960) était propriétaire de la terre lors de l'ouverture de cette rue.

Beaucourt, rue

François Beaucourt naît à Laprairie en 1740 et meurt à Montréal en 1794. Peintre, il prend des leçons dans l'atelier de son père. Après une quinzaine d'années en Europe, où il épouse une Bordelaise, il revient s'installer à Montréal. On retrouve plusieurs de ses œuvres à la basilique de Varennes : La Vision de Saint Jérôme (1792), Saint Augustin (1792), Saint Grégoire (1793) et Saint Ambroise repoussant Théodose (1793).

Beauregard, rue

Arthur Beauregard (1907-1974) était propriétaire de la terre à l'époque de l'ouverture de cette rue.

Bissonnette, rue

La famille Bissonnette est l'une des plus anciennes familles de Varennes. Jacques Bissonnet, l'ancêtre dont le patronyme en terre française s'écrivait Bessonnet, a acquis une terre au cap de Varennes en la censive de René Gaultier de Varennes le 26 juillet 1669. Il unit sa destinée à Marie Collet le 19 novembre 1670. Ils eurent seize enfants dont six sont décédés en bas âge.

Blain, rue

Nom donné en l'honneur des familles Blain qui habitèrent Varennes et dont l'ancêtre Pierre arriva en 1900 pour exercer le métier de commerçant.

Bordages, rue des

Glaces côtières des cours d'eau.

Borduas, rue

En l'honneur des familles Bordua(s) et Bourdua(s) établies à Varennes. L'ancêtre, François Borduas, est né à Genay en France en 1732 et est décédé en 1815 à Varennes. Il était l'époux de Marie-Anne Le Brodeur.

Borry, rue

Laurent Bory, sieur de Grandmaison, devint propriétaire de la seigneurie de la Guillaudière en 1668, reçut son titre de seigneur en 1672 et mourut lors du massacre de Lachine en 1689.

Brien, rue

Louis Brien dit Desrochers, né en 1639 à Ploërmel en Bretagne, arrive au pays vers 1676. Il épouse Suzanne Bouvier en 1681 et s'établit à l'île Sainte-Thérèse. Ils eurent une douzaine d'enfants et ses garçons perpétuèrent les noms de Desrochers, Durocher et de Brien. Il fut inhumé à Varennes en 1708. En 1981, les descendants de Louis Brien et de Suzanne Bouvier érigèrent un monument sur l'île Sainte-Thérèse afin de commémorer le 300e anniversaire de leur établissement dans l'île.

Brunelle, rue

Famille pionnière de Varennes, dont l'ancêtre Jacques Brunet (Brunel), originaire de Normandie épousait en 1677, à Boucherville, Suzanne Berteault. La même année, ils s'établirent à Varennes.

Bruyère, rue de la

Plante à fleurs violettes ou roses poussant sur les sols siliceux où elle forme des landes d'aspect caractéristique.

Butte-aux-Renards, chemin de la

Ainsi désigné parce qu'à l'origine s'y trouvait, selon la tradition orale, une butte à l'orée du bois, où les renards avaient leurs tanières.

 

C

Calixa-Lavallée, rue

Calixa Lavallée (1842-1891), né à Verchères, baptisé sous le nom de Calixte Pâquet dit Lavallée, était pianiste et compositeur. Il est l'auteur de la musique de l'hymne national « Ô Canada » et fut président de l'Association nationale des maîtres de musique des Etats-Unis.

Calvaire, rue du

Rue située à proximité du Calvaire. Ce monument historique fut classé bien culturel en 1962 par la Société des Monuments historiques du Québec.

Carignan, rue de

Nom d'un régiment formé dans les années 1650 par la fusion des compagnies commandées par le prince Thomas-François de Carignan et celles de Johann von Balthazar. Ce dernier se retire en 1660 et Henri de Chastelard de Salières le remplace. Le régiment prend alors le nom de Carignan-Salières. Il quitte le port de La Rochelle pour Québec en 1665. On retrouve à Varennes plusieurs descendants des soldats et officiers de ce régiment.

Carrières, chemin des

Voie d'évacuation des matériaux provenant de l'extraction à ciel ouvert de pierres et de roches.

Censitaires, rue des

Personne à qui le seigneur concédait une partie de sa terre, ainsi appelée parce qu'elle devait lui payer le « cens », un impôt annuel.

Chaland, rue du

Bateau à fond plat servant à transporter des marchandises et utilisé par les insulaires de Varennes pour sa capacité d'accostage à faible tirant d'eau. Le service de chaland a été fourni par la municipalité jusqu'en 1960.

Champart, rue du

Part sur les récoltes qui revenait aux seigneurs de certains fiefs.

Chapelle, rue de la

Rue située au nord-ouest de la chapelle Sainte-Anne qui a longtemps servi de droit de passage donnant accès au fleuve.

Charbonneau, rue

Nom donné en l'honneur d'une famille pionnière. Jean et Joseph, les descendants de l'ancêtre Olivier Charbonneau, arrivèrent à Varennes vers 1690.

Charles-Aimé-Geoffrion, chemin

Charles-Aimé Geoffrion (1912-1978), propriétaire ayant résidé sur ce chemin, identifié auparavant sous l'odonyme de Petit- Pays-Brûlé, avant 1980.

Charles-Piot, rue et place

Charles-Gaspard Piot de Langloiserie, troisième seigneur de l'île Sainte-Thérèse, arrive à Québec en 1691 à titre de capitaine de compagnie. Il épouse la même année, à Sorel, Marie-Thérèse Du Gué, fille de Michel Sidrac Du Gué. L'année suivante, il est nommé major par Frontenac. Louis XIV le fait chevalier en lui décernant la croix de Saint-Louis en 1705. En 1706, huit ans après la mort de Michel Sidrac Du Gué, il obtient les droits seigneuriaux de l'île Sainte-Thérèse, en les achetant du fils aîné du seigneur et il demeurera seigneur de l'île jusqu'à sa mort en 1721.

Charles-Primeau, rue

Charles Joseph Primeau né à Saint-Michel-de-Bellechasse en 1792, devient le treizième curé de Varennes de 1834 à 1855. Il organise des écoles de rangs et de village en 1842 puis fait agrandir l'église de Varennes en 1849 en élargissant les côtés. En 1851, il fonde la paroisse de Sainte-Julie et à l'automne 1854 fait venir les Frères et les Sœurs Sainte-Croix à Varennes. Il meurt en 1855 et est inhumé sous le maître-autel.

Claude-Volant, rue

Claude Volant de Saint-Claude fut le premier curé de Varennes. Il fit partie du premier groupe de pensionnaires lors de la fondation du Petit Séminaire de Québec et fut ordonné prêtre par Mgr Laval en 1678. En 1692 Mgr Saint-Vallier le désigne à la nouvelle cure de Varennes. Il ouvrit les premiers registres paroissiaux toujours conservés au presbytère. Et y fit bâtir la deuxième église dans laquelle il fut inhumé en 1719.

Collet, rue

Famille pionnière, arrivée à la fin du XVIIe siècle, dont on retrouve plusieurs descendants Collet et Collette à Varennes.

Cordon, chemin du

Chemin qui longe les boisés pour relier les érablières afin d'éviter le passage sur les terres en culture. À l'origine, il s'agissait d'un sentier, situé en haut de la côte, qui menait d'une érablière à une autre.

Côte-Bissonnette, chemin de la

Pour commémorer toutes les familles Bissonnette établies le long et près de cette artère, première voie de communication reliant Varennes à Verchères. Autrefois nommée Côted'en-Bas jusqu'en 1995.

Côte-d'en-Haut, chemin de la

Première voie de communication reliant Varennes à Boucherville. Ainsi nommée à cause du sens du courant du fleuve qu'il faut remonter vers Boucherville. Le nom de ce chemin figurait déjà au recensement de 1681.

Criée, rue de la

Annonce ou vente publique qui autrefois était faite sur le perron de l'église après la grandmesse.

 

D

Dalpé, rue

Famille pionnière, dont l'ancêtre Jean Delpué dit Parisot fut soldat au régiment de Carignan-Salières. Il s'établit à Pointe-aux-Trembles. Son fils François se marie à Varennes en 1699 avec Marie-Catherine Hayet dit Malo. Ils eurent six enfants qui furent à l'origine de la branche varennoise.

De Catalogne, rue

Gédéon de Catalogne, premier arpenteur sur le territoire de Varennes, fit ses premiers relevés topographiques vers 1708. Arrivé en 1683 comme soldat de la marine, il s'adonna à plusieurs types d'activités. On le retrouvera donc comme arpenteur, cartographe, mémorialiste, organisateur de loteries et sous-ingénieur. Il participa aussi à la construction du premier canal de Lachine.

De Grosbois, rue

Le patronyme De Grosbois a été porté par Pierre Boucher et par son troisième fils Ignace. Un de ses descendants, Guy Boucher De Grosbois, fut maire de la corporation municipale de la paroisse de Varennes de 1963 à 1972.

De La Vérendrye, rue

Pierre Gaultier, sieur de la Vérendrye, officier, trafiquant de fourrure et explorateur, naquit le 17 novembre 1685 à Trois-Rivières. Il est le fils de René Gaultier, sieur de Varennes, et de Marie Boucher. Il signa une convention matrimoniale avec Marie-Anne Dandonneau Du Sablé qu'il épouse huit ans plus tard, le 24 octobre 1712. Ses fils Pierre et Louis-Joseph furent les premiers blancs à parvenir au pied des Rocheuses. Il est décédé le 5 décembre 1749 à Montréal.

De Martigny, rue

Jacques LeMoyne de Martigny était le fils de Jacques LeMoyne de Sainte-Marie. De Martigny était le nom d'une localité normande. Les descendants l'adoptèrent comme nom de famille.

Desmarais, rue

Charles Desmarès, né à Mélamare en Normandie, était cordonnier. Fils de Charles Desmarès et Marie Hachar, il épouse Marie Lauzon en 1680, à Ville-Marie. Le recensement de 1681 les retrouve à l'île Sainte-Thérèseoù ils possédaient déjà huit arpents de terre.

Dévidois, rue du

Instrument du patrimoine qui permet de mettre la laine en écheveaux et de compter la quantité d'aunes à monter sur le métier.

D'Iberville, rue

Pierre Le Moyne, sieur d'Iberville (1661-1706), était le troisième fils de Charles Lemoyne, seigneur de Longueuil. Initié à la navigation dès l'âge de quatorze ans, il fut sans conteste l'homme de guerre le plus extraordinaire du régime français.

Domaine, rue du

Désignation de ce qui appartient au maître seigneurial

Doucet, rue

En l'honneur des familles Doucet de Varennes.

Dubois, rue

Jean Quintin dit Dubois, originaire de Bretagne, se marie dans la première chapelle deVarennes, en 1695, avec Jeanne Delpué, fille de Jean, l'ancêtre des Dalpé.

Du Buron, rue

L'abbé François Ferré Du Buron, né à Québec en 1727 et ordonné prêtre en 1750, fut le huitième curé de Varennes de 1773 à 1801, soit jusqu'au moment de son décès.

Dufrost, rue

En l'honneur de Christophe Dufrost, sieur de la Jemmerais, père de Marguerite Dufrost de la Jemmerais (Mère d'Youville). Originaire de Médréac, diocèse de Saint-Malo, il arrive en Nouvelle-France en 1687. Écuyer et lieutenant des troupes du roi, il épouse Marie-Renée Gaultier de Varennes en 1701.

Durocher, rue

Les appellations Durocher et Desrochers furent perpétuées par les fils de Louis Brien dit Desrochers. Louis Brien et Suzanne Bouvier s'étaient installés à l'île Sainte-Thérèse vers 1681.

D'Youville, rue

Marguerite Dufrost de la Jemmerais, Mère d'Youville. Fille aînée de Christophe Dufrost, sieur de la Jemmerais et de Marie-Renée Gaultier de Varennes, elle naquit le 15 octobre 1701 au Manoir de Varennes. Mariée en 1722 à François-Madeleine Youville, elle devint veuve en 1730. De cette union survécurent deux fils. En 1738, elle ouvre à Montréal une maison pour les déshérités avec trois autres femmes. Elle avait pour projet de fonder une communauté religieuse et c'est ainsi que commença la Congrégation des Sœurs de la Charité dites les Sœurs Grises, laquelle fut officiellement reconnue en 1753. Canonisée à Rome par le pape Jean-Paul II en 1990, elle est appelée « la Mère à la charité universelle ».

 

E

Embruns, rue des

Poussière de gouttelettes formée par les vagues qui se brisent.

Émile-Nelligan, rue

Émile Nelligan né à Montréal en 1879, il est considéré comme notre premier poète lyrique. Interné en hôpital psychiatrique dès 1899, il y séjourna jusqu'à sa mort en 1941. Ses poèmes furent rédigés entre 1896 et 1899 et les deux plus connus demeurent La Romance du vin et Le Vaisseau d'or.

Émond, rue

En l'honneur des familles Émond de Varennes.

Érables, rue des

Il y avait, au moment de son appellation, quelques érables le long de la rivière Notre-Dame.

Ernest-Cormier, rue

Ernest Cormier (1885-1980), ce célèbre architecte montréalais, diplômé de l'École des Beaux-Arts de Paris, a tracé les plans de nombreux ouvrages en Europe et en Amérique dont le Palais de Justice de Montréal, l'Université de Montréal, la Cour Suprême du Canada à Ottawa et une partie du siège des Nations-Unies à New York.

 

F

Fabrique, rue de la

Située sur les terrains de la fabrique et adjacente aux édifices qui lui appartiennent : l'église, le presbytère, la maison du bedeau et l'ancienne salle paroissiale.

Félix-Leclerc, rue

Félix Leclerc, chanteur, compositeur et écrivain québécois (La Tuque 1914 - île d'Orléans 1988). Après avoir exercé divers métiers, c'est à Paris qu'il fit ses débuts en 1950. Toujours proche de ses origines, il a ouvert la voie à une nouvelle chanson québécoise.

Félix-Mesnard, rue

Sculpteur sur bois, Félix Mesnard est l'auteur entre 1884 et 1888 du maître-autel et de son baldaquin, des autels latéraux, des fonts baptismaux et de la chaire de la basilique de Varennes. Il était le frère de Paul Mesnard architecte de cet édifice.

Fenaison, rue de la

Époque où le foin est coupé et récolté.

Fernand-Seguin, rue

Fernand Séguin (1922-1988), biologiste, biochimiste, vulgarisateur scientifique et écrivain. Il anime la première émission scientifique diffusée en français à Radio-Canada et a à son actif plus de 250 films de vulgarisation scientifique.

Fief, rue du

Domaine possédé par un seigneur qui devait reconnaître la suzeraineté d'un autre.

Fournil, rue du

Petit hangar annexe où l'on pétrit la pâte et où l'on procède à la cuisson du pain.

Froment, rue du

Blé tendre obtenu après le vannage.

Frontenac, rue

Louis Buade, comte de Palluau et de Frontenac (1620-1698), gouverneur de Nouvelle-France de 1672 à 1682 et de 1689 à 1698. Il organisa la défense de la Nouvelle-France. C'est sous son règne que furent concédées les seigneuries de Varennes.

Futaie, rue de la

Forêt composée d'arbres de grande dimension au fût élevé et droit.

 

G

Gabrielle-Roy, rue

Née en 1909 à Saint-Boniface au Manitoba, elle s'installe au Québec en 1939. Son premier roman, Bonheur d'occasion, lui vaut le Prix Fémina 1947. Première femme admise à la Société Royale du Canada, elle obtient de nombreuses distinctions. Son œuvre est considérée comme l'une des plus importantes de la littérature québécoise. Elle est décédée à Québec en 1983.

Geoffrion, rue

Famille pionnière dont l'ancêtre de la branche varennoise est Jean Joffrion dit Saint-Jean. Il s'installe à Varennes en 1698, suite à son mariage avec Catherine Milot dit Laval.

Girard, rue

Marc-Amable Girard (1822-1892), quatrième maire du village de Varennes (1862-1871), quitte Varennes pour le Manitoba en 1871, où il fut député, ministre, premier ministre puis, sénateur. Son ancêtre, Pierre Jacques Girard, s'était établi à Varennes vers 1681.

Goélettes, rue des

Navire assurant le cabotage des côtes du Saint-Laurent. Les goélettes du fleuve, habituellement construites dans les chantiers maritimes de l'Île aux Coudres, ont marqué le paysage durant plusieurs décennies.

Guèvremont, rue

Monsieur Edmond Guèvremont (1922-1980) a acheté cette terre pour le développement domiciliaire.

 

I

Ignace-Hébert, rue

Ignace Hébert dit Jolicœur, fils de Jean-Augustin et d'Adriane du Vivier. Son père Jean-Augustin fut l'un des pionniers fondateurs de Ville-Marie. Ignace s'établit à Varennes vers 1681.

Intendants, rue des

Sous le régime français, administrateur des affaires et du patrimoine d'une collectivité.

 

J

Jacques-Lemoyne, rue

Fils de Pierre Lemoyne, hôtelier de Dieppe, et de Judith Dufresne, il quitte la Normandie en 1657 avec ses sœurs Anne et Jeanne. Il épouse Mathurine Godé le 12 novembre 1658 et ils auront dix enfants. Nommé seigneur, Jacques Lemoyne de Sainte-Marie se voit octroyer en 1668, conjointement avec Michel Messier, une étendue comprenant « deux petits îlets » et « une étendue d'une lieue de front sur le fleuve Saint-Laurent ». Leur part respective fut établie en 1676 et la terre de Jacques Lemoyne porta le nom de propriété Notre-Dame ou seigneurie du Cap de la Trinité. La bibliothèque municipale de Varennes porte, en son honneur, le nom de Jacques Lemoyne de Sainte-Marie.

Jacques-Lussier, rue

Jacques L'Huissier, né à Paris en 1646, épouse en 1667 à Québec une Parisienne, Charlotte De La Marche. Ils s'établirent à Varennes en 1669. Leur fille Marie L'Huissier, fut la première naissance varennoise. Jacques L'Huissier se remaria avec une autre Parisienne, Catherine Clérice et ils eurent treize enfants. Il se noya en 1713 et fut inhumé à Sorel.

Jean-Bousquet, rue

Jean Bousquet, pionnier de l'île Sainte-Thérèse, est venu de Tonnin en Guyenne. Il traversa à titre de maître-armurier et se lia d'amitié avec Michel Sidrac Du Gué. En 1672, à Montréal, il épouse Catherine Fourrier et ils eurent onze enfants. Il s'établit en 1680 dans l'île Sainte-Thérèse sur une terre de 45 arpents. Jean Bousquet décède en 1714.

Jean-Cadieux, rue

Originaire de Pringé, Anjou, Jean Cadieux, pionnier de Ville-Marie, arriva en Nouvelle-France en 1653 avec La Grande Recrue. Il épousa Marie Valade à Montréal en 1663; sa descendance s'établit à Varennes vers 1700.

Jean-Desprez, rue

Laurette Larocque-Auger (1906-1965), née à Hull, se marie à Jacques Auger en 1930. Comédienne, metteure en scène, auteure et journaliste, elle œuvre dans le monde du théâtre, de la radio et de la télévision. Elle dut signer ses textes d'un nom masculin pour les faire accepter, soit celui de Jean Desprez.

Jean-Paul-Choquet, chemin

Jean Paul Choquet (1922-1979), propriétaire ayant résidé sur ce chemin, identifié auparavant sous l'odonyme de Petit-Pays-Brûlé avant 1980.

Jeanne-Hayet, rue

Fille de Jean Hayet dit Malo et de Catherine Galbrun. Née à l'île Sainte-Thérèse, elle fut le premier enfant baptisé à Varennes le 18 novembre 1693. Elle se marie avec Claude Martin en 1713.

Jobin, rue

Mgr Ferréol Jobin, né à l'Assomption le 14 août 1868 fut ordonné prêtre par Mgr Fabre le 3 juillet 1892. Il complète ses études à Rome et à Paris. Il reçoit un doctorat ès philosophie en 1894. Il devient le dix-neuvième curé de Varennes en 1917 et il le demeurera jusqu'à son décès en 1942.

Jodoin, rue

En 1663, Claude Jodouin, 27 ans, charpentier de métier, arrive du Poitou. Il épouse en 1666 une Parisienne, Anne Thomas. Famille pionnière, on leur attribue une descendance nombreuse à Varennes. Il décède accidentellement en 1686 sur les bords de la rivière Saint-Pierre.

Judith-Jasmin, rue

Judith Jasmin (1916-1972), comédienne, journaliste et correspondante de Radio-Canada à l'étranger, notamment aux Nations-Unies et à Washington. Reconnue comme l'une de nos grandes communicatrices, l'Université du Québec à Montréal lui a rendu hommage en nommant son pavillon des communications, le pavillon Judith-Jasmin.

Jules-Phaneuf, rue

Jules Phaneuf (1922-1977), notaire à Varennes, fut secrétaire-trésorier du village, de la paroisse et de la Commission scolaire.

 

L

La Gabelle, rue de

Seigneurie concédée à René Gaultier de Varennes sur le Saint-Maurice à une douzaine de milles en amont de Trois-Rivières.

La Prairie, rue de

Parcelle de terrain appartenant à la seigneurie de la Sitière originalement concédée par François de Lauzon en 1535.

Labadie, rue

Louis Généreux Labadie, né en 1765, fut un des premiers instituteurs laïques à se consacrer à la fondation d'une école populaire à Varennes en 1805.

Labarre, rue

En l'honneur des familles Labarre : Joseph-Philippe (1873-1960) fut éducateur, inspecteur général des Écoles normales et surintendant de l'instruction publique. Son fils Léon (1908-1957), médecin, président de la Commission scolaire et maire de Varennes.

Lac, chemin du et montée du

Lac ou marais drainé depuis 1830 qui a laissé l'odonyme aux chemins qui traversent les terres ainsi conquises à l'agriculture.

Langevin, rue

Michel Langevin, marié à Marguerite Guertin, est arrivé en 1739 à Varennes. Il est l'ancêtre des familles Langevin de Varennes.

Langlois, rue

Familles pionnières dont les frères Jean et André Langlois, fils d'Honoré Langlois dit Lachapelle, s'établirent à Varennes vers 1690-1700. Ces deux fondateurs épousèrent les deux sœurs Jeanne et Marguerite Gautier et laissèrent respectivement onze et treize enfants.

Laure-Conan, rue et place

Pseudonyme de Félicité Angers (1845-1926). Laure Conan est considérée comme la première femme de lettres du roman canadien-français. Ses nombreux romans s'échelonnent sur une période de cinquante ans. Elle fut la première Québécoise à être honorée par l'Académie française. En 1983, un timbre commémoratif a été émis pour rappeler le centenaire de son roman Angéline de Montbrun.

Lavoie, rue

Nom donné en l'honneur des familles Lavoie de Varennes dont le nom d'origine s'orthographiait De La Voye.

Le Brodeur, rue

Famille pionnière dont l'ancêtre, Jean Le Brodeur dit Lamay et dit De La Vigne, arriva au pays avant 1672. Il épousa en 1679 Marie-Anne Messier, fille de Michel, seigneur du Cap Saint-Michel. Ils eurent quinze enfants dont la majorité s'établirent à Varennes.

Lecavalier, rue

Judith Lecavalier (1900-1972), en religion Sœur Sainte-Judith, c.s.c., vécut à Varennes pendant 37 ans. Pédagogue incomparable, elle a aimé Varennes et ses enfants.

Legault, rue et croissant

Nom d'une personne qui a participé au développement de cette rue.

Liébert, rue

Philippe Liébert est né à Némours, en France, en 1732. Il fit de la peinture et surtout de la sculpture sur bois, dont quatre cadres des toiles de François Beaucourt.

Lionel-Boulet, boulevard

Lionel Boulet (1920-1996) connu mondialement pour l'avancement du génie électrique et père de l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ) à Varennes. Il en fut le directeur de 1967-1982.

Louis-Berlinguet, rue

Louis Thomas Berlinguet est né à Montréal en 1789 et décédé à Québec en 1863. Il fait son apprentissage en tant que sculpteur à Montréal en 1806, chez Joseph Pépin. Il serait l'auteur présumé des corpus du Christ et du bon larron du Calvaire actuel.

Ludger-Duvernay, rue

Ludger Duvernay (1799-1852), journaliste et patriote né à Verchères. En 1827, il fit du journal La Minerve l'organe officiel des Patriotes. Fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste en 1834. Il se réfugie à Burlington, Vermont, durant la révolte des Patriotes et revient à Montréal après l'amnistie en 1842.

 

M

Malo, rue

Jean Hayet dit Malo, né en 1639 à Saint-Malo, était scieur de bois de charpente. Frontenac l'engagea, en 1667 pour choisir et couper les chênes de l'île Sainte-Thérèse, lesquels étaient destinés au chantier naval de Québec.

Marc-Aurèle-Fortin, rue

Marc Aurèle Fortin, naît à Sainte-Rose (Laval) en 1888 et décède à Macamic (Abitibi) en 1970. Il est considéré comme l'un de nos grands peintres québécois. Les thèmes majeurs de son œuvre sont « l'arbre en majesté », « le paysage champêtre », « la maison rustique », « un coin du village », « l'eau », « les nuages » et « des personnages estompés ». Il a cherché à créer une école du paysage canadien et il fut l'un des premiers à se distinguer de l'école européenne.

Margelle, rue de la

Pierre ou assise de pierres qui forment le rebord d'un puits.

Marie-L'Huissier, rue

Marie L'Huissier, fille de Jacques L'Huissier (Lussier) et de Charlotte De La Marche, est le premier enfant né sur le territoire de Varennes en 1671. Mariée en 1688, elle meurt en 1698.

Marie-Moyen, rue

Marie Moyen Des Granges épouse Michel Sidrac Du Gué à qui Talon concède la seigneurie de l'île Sainte-Thérèse en 1672. Elle hérita en 1721, d'une fraction du domaine et eut à l'administrer pendant plus d'un quart de siècle.

Marie-Renée, rue

Fille de René Gaultier et de Marie Boucher. Née en 1682 aux Trois-Rivières, Marie-Renée se marie en 1701 à Varennes avec Christophe Dufrost de la Jemmerais, lieutenant dans les troupes du Roi et originaire de l'évêché de Saint-Malo. Une de leurs filles, Marie-Marguerite (Mère d'Youville) fonda la Congrégation des Sœurs Grises. Marie-Renée est décédée à Varennes en mai 1758 à l'âge de 77 ans.

Marie-Victorin, route

Le Frère Marie-Victorin, né Conrad Kirouac (1885-1944), professeur au collège de Longueuil, naturaliste et écrivain, s'est illustré comme titulaire de la chaire de botanique de l'Université de Montréal, comme fondateur du Jardin botanique de Montréal (1932) et comme auteur de la Flore laurentienne (1935).

Marine, boulevard de la

Terme général qui concerne l'art de la navigation sur mer.

Martin, rue

Familles de sacristain pendant trois (3) générations à Varennes de 1847 à 1970. Le poste fut successivement occupé par Norbert puis son fils Joseph et Camille fils de Joseph.

Massue, rue

Nicholas Massue, né en 1703, arrive au Canada en 1720, épouse Madeleine Vallée à Beauport en 1743 et s'établit à Varennes en 1748. Son fils Gaspard, né en 1750, obtient un titre de seigneur en 1777 et est nommé conseiller législatif en 1843.

Métairie, rue de la

Propriété foncière exploitée selon un contrat de métayage.

Michel-Brisset, rue

Sculpteur sur bois et auteur en 1767 du premier corpus de l'ouvrage architectural, le Calvaire.

Michel-Du Gué, rue et place

Michel Sidrac Du Gué, sieur de Boisbriand, originaire de Persevil en Bretagne, officier au régiment de Carignan et époux de Marie Moyen Des Granges, fut appelé à remplacer Maisonneuve au poste de commandant de Ville-Marie. En 1672, Talon lui concède la seigneurie de l'île Sainte-Thérèse pour ses valeureux services.

Michel-Messier, rue

Michel Messier, lieutenant de milice, choisi par Maisonneuve pour défendre la colonie, arrive en Nouvelle-France en 1653. Capturé en 1654 par les Iroquois, il est échangé un an plus tard. En 1658, il épouse Anne Le Moyne qui lui donne douze enfants. À nouveau prisonnier des Iroquois en 1661, il réussit à s'évader deux ans plus tard. En 1668, il est nommé seigneur, conjointement avec Jacques Le Moyne, son beau-frère. Le fief portera le nom de Saint-Michel. En 1725, la colonie perd ce vaillant défenseur.

Moissons, rue des

Période de l'année où on récolte les céréales.

Mongeau, rue

Jean-Baptiste Mongeau, né en 1661 de Pierre Mongeau et de Louise Dubois de La Rochelle, épouse Élizabeth Bonnedeau en 1691. Le couple s'établit au Cap Saint-Michel et eut cinq enfants. Jean-Baptiste fit la traite avec les Indiens de la région de l'Outaouais.

 

N

Napoléon-Duschesnois, rue

Napoléon Duschesnois est né à Varennes en 1808 d'Étienne Duschesnois et de Marie-Josephte Massue. Médecin comme son père, il épouse Françoise Ainsse en 1827. Après la bataille de Saint-Charles, en 1837, ce patriote se réfugie aux Etats-Unis et revient en 1838. Après la défaite à Rivière-à-la-Tortue (près de la ville de La Prairie), il s'exile en Amérique du Sud où il fonde une seconde famille. Son fils, Napoléon, comme son père et son grand-père, sera médecin dans notre municipalité, puis maire de 1882 à 1886.

Nicolas-Chapu, rue

Fils d'Antoire Chapu et de Claudine Reber, de Besançon, en Franche-Comté, Nicolas Chapu arrive à Varennes en 1686. Il se marie avec Angélique Gautier en 1689. De cette famille pionnière originent plusieurs descendants dont le nom s'écrit aujourd'hui « Chaput ».

Nicolas-Choquet, rue

Nicolas Choquet dit Champagne, soldat du régiment de Carignan, est né en 1643 à Amiens en Picardie. Il arrive en août 1665 à Varennes et épouse Anne Julien en 1667. Ils eurent onze enfants. Un monument a été érigé en 1965, à l'angle du boulevard René-Gaultier et de la rue Nicolas-Choquet, pour souligner le 300e anniversaire de l'arrivée de Nicolas Choquet en Nouvelle-France.

 

P

Parc, rue du et place du

Nommées en raison des parcs Pré-Vert et Saint-Charles situés à proximité.

Parisot, rue

Sobriquet de Jean Delpué, ancêtre des familles Dalpé. Après s'être engagé comme soldat au régiment de Carignan-Salières, on lui donne le surnom de Parisot du fait qu'il avait fait partie de cette compagnie dans la région de Paris.

Pays-Brûlé, chemin du

Pour rappeler les feux d'abattis lors du défrichement. Ces terres devenaient alors propres à la culture.

Pelletier, rue

Pierre Pelletier, fils de Pierre, de Pointe-aux-Trembles, épousa Marie Hayet à Varennes en 1737. De ce couple est issue la lignée des Pelletier de Varennes.

Perrault, rue

Joseph-Xavier Perrault (1838-1905), né à Québec, fut surnommé le père de l'agronomie au Canada. Il étudia l'agronomie à l'Université Durham, au Collège Royal de Cirencester (Angleterre) puis à l'École Nationale de Grignon (France). Il fut secrétaire-trésorier de la Chambre d'agriculture du Bas-Canada. Il sera aussi député de Richelieu à la Chambre du Bas-Canada (1863-1867) et un des fondateurs de la Chambre de commerce de Montréal (1887).

Petit, rue

Louis Petit, deuxième enfant de Nicolas Le Petit dit Laprée, est né aux Trois-Rivières. Il acquiert soixante arpents de terre à Varennes en 1685. Il épouse Marie-Madeleine Charles avec qui il eut sept enfants. Leur septième enfant, Nicolas, qui porte le sobriquet de Beauchemin, fut l'ancêtre de cette famille dont on retrouve plusieurs descendants à Varennes.

Petit-Bois, chemin du

Le nom de ce chemin nous vient du fait qu'il y eut pendant longtemps un bocage à cet endroit. Déjà, au recensement de 1681, on dénombrait des colons sur ce chemin.

Picardie, rang et montée de

Ancienne province du nord-est de la France, d'où sont partis des colons venus s'établir en Nouvelle-France, dont quelques-uns à Varennes. Vers 1855, le rang et la montée de Picardie constituaient un petit hameau où l'on retrouvait une fromagerie, un moulin à scie et à carde et une boutique de forge.

Pierre-Boucher, rue

Pierre Boucher (1622-1717), originaire de Mortagne-au-Perche, débarque à Québec en 1634. En 1637, il est en Huronnie où il demeure pendant quatre ans. Par la suite, il devint interprète pour la Compagnie des Cent Associés. Il épouse en premières noces Marie Chrétien en 1649 puis en 1652, Jeanne Crevier en secondes noces. Résidant aux Trois-Rivières, il fut nommé, après plusieurs faits d'armes, gouverneur des Trois-Rivières de 1654 à 1667. Après s'être démis des fonctions de gouverneur, il s'établit sur sa seigneurie à Boucherville. Sa fille Marie épousa René Gaultier, qui devint à son tour, gouverneur des Trois-Rivières.

Pointe-aux-Pruches, chemin de la

La Pointe-aux-Pruches date des environs de 1770. Son nom provient du fait qu'on trouvait, en ces lieux, une agglomération de pruches de l'Est, ou tsugas du Canada (tsuga canadensis). On retrouvait de ces arbres de 20-25 mètres de haut, au sud du Saint-Laurent. Son bois était utilisé pour la fabrication de caisses, lattes et son écorce l'était pour son tanin.

Poitras, rue

En l'honneur des familles Poitras établies à l'île Sainte-Thérèse au XIXe siècle.

Presqu'île, rue de la

Nom donné par les résidants parce que ce terrain rappelle la forme d'une presqu'île.

Provost, rue

René Prévost était normand, il épousa Anne Daudelin en 1686. En 1694, on les retrouve à Varennes et François, leur premier enfant, y fut baptisé. De cette famille pionnière originent plusieurs descendants dont le nom s'écrit aujourd'hui « Provost ».

 

Q

Quévillon, rue

Louis Quévillon, né à Saint-Vincent-de-Paul en 1749, fut un des grands sculpteurs sur bois de son époque. En 1798, il entreprend à la troisième église de Varennes des travaux de sculpture et de décoration. Il décède en 1823.

 

R

Racicot, rue

L'ancêtre Jacques, époux de Jeanne l'Abbé, arrive au Canada en 1714. Originaire de l'Anjou, il s'établit à Boucherville en 1717. Ce n'est que vers 1825-1830 que l'on retrouve à Varennes les premières familles Racicot.

René-Gaultier, boulevard et avenue

René Gaultier de Varennes, lieutenant au régiment de Carignan et douzième gouverneur des Trois-Rivières. Né en 1634 dans la province d'Anjou, René Gaultier arrive à Québec en 1665. Il épouse Marie Boucher, fille de Pierre, en 1667. Nommé gouverneur en 1672, il reçoit la même année trois concessions : « le Tremblay », « la Gabelle » et « Varennes ».

Riendeau, rue

En l'honneur de la famille Riendeau, propriétaire des terres situées à proximité de cette rue, dont l'ancêtre Joachim Reguindeau (Riendeau), originaire de La Rochelle, s'établit au pays en 1665.

Rioux, rue

Rappelle le nom du propriétaire du terrain où fut tracée cette rue. Edgar Rioux (1904-1975) fut commerçant et conseiller municipal de 1952 à 1955.

Rivière, rue de la

Rue située en bordure de la rivière Saint-Charles et faisant anciennement partie du chemin du Petit-Bois.

Rivière-aux-Pins, chemin de la

Chemin donnant accès à un ruisseau du même nom.

Robert, rue

Famille pionnière dont l'ancêtre Michel Robert, originaire de La Rochelle, est arrivé vers 1681. Il était l'époux de Marie-Madeleine Hayot et de leur union naquit un fils, Jean-François, en 1682.

Rousseau, rue

Nom qui rappelle les premières familles Rousseau de Varennes.

Roy-Audy, rue

Menuisier, peintre de portraits et de scènes historiques, Jean-Baptiste Roy-Audy naît en 1778 à Québec et meurt aux Trois-Rivières en 1848. On peut admirer certaines de ses œuvres de 1821 dans la basilique Sainte-Anne de Varennes : La Pentecôte, La Présentation au temple, Jésus au milieu des docteurs.

 

S

Saint-André, rue

En l'honneur du chanoine André Beauregard (1886-1986), 20e curé de Varennes de 1942 à 1962. Co-fondateur de la Caisse Populaire de Varennes en 1944.

Sainte-Anne, rue

Rue nommée en l'honneur de la patronne de la paroisse Sainte-Anne de Varennes.

Saint-Charles, rue

En l'honneur de saint Charles et possiblement pour rappeler le nom du curé Charles Joseph Primeau (1834-1855).

Saint-Eugène, rue

Eugène Simard époux de Marie Massue, fille du seigneur Louis Massue, qui donna le terrain pour cette rue.

Saint-Joseph, rue

Probablement nommée en l'honneur de saint Joseph.

Saint-Laurent, rue du

Nom donné en l'honneur du fleuve Saint-Laurent qui traverse la municipalité de toute sa longueur. Le fleuve a longtemps été la principale voie de communication.

Saint-Marc, rue

Probablement nommée en l'honneur de saint Marc, évangéliste.

Sainte-Marie, rue

Marie Massue, fille du seigneur Louis Massue qui donna le terrain pour cette rue.

Sainte-Thérèse, rue

Cette rue rappelle l'île ainsi nommée en l'honneur de la nouvelle reine de France, Marie-Thérèse d'Autriche, épouse de Louis XIV.

Saline, rue de la

Source d'eau salée située au pied de la pente de la Grande Côte (chemin de la Côte-Bissonnette) ayant appartenu à différents propriétaires dont les Sœurs Grises.

Sanguinet, rue

Christophe Sanguinet, marchand de Montréal, se marie avec Catherine Baby en 1763. Il devient propriétaire des deux tiers de la seigneurie de Varennes en 1776, qu'il vend en 1803 à Paul Lussier. Ses petits-fils, Charles et Ambroise, frères jumeaux, furent parmi les patriotes de la rébellion de 1838. Ils meurent pendus pour cette cause en 1839.

Sarcelle, rue de la

Petit canard des marais, à ailes bleues ou vertes, très présent près du fleuve Saint-Laurent, en saison.

Savaria, rue

En rappel des familles Savaria établies à Varennes.

Semailles, rue des

Période de l'année où la semence est mise en terre.

Sénécal, rue

Famille pionnière dont on retrouve des descendants à Varennes. Adrien Sénécal, originaire de Rouen en Normandie, était tailleur de pierre. Il avait épousé en premières noces Guillemette Rolleville et en secondes noces Jeanne Lecompte. Son fils Nicolas vient s'établir à Varennes en 1672. Il épouse, en 1683, Marie-Gertrude Petit dit Laprée et ils eurent onze enfants.

Souvenir, rue du

Cette rue, située en bordure du cimetière, porta successivement, de 1733 à 1939, le nom de Côte-d'en-Haut, car c'en était la continuation, puis de 1939 à 1950, celui de chemin du Cimetière, et enfin, sous l'influence du curé André Beauregard, le nom de rue du Souvenir, pour rappeler nos disparus. Révisé le 24 octobre 2001.

Sucreries, chemin des

Nom donné en raison des nombreuses érablières qu'on y retrouve.

Suzanne-Bouvier, rue

Née en 1664, Suzanne Bouvier est la fille aînée de Michel Bouvier et de Mathurine Desbordes. En 1681, elle épouse à Ville-Marie Louis Brien dit Desrochers et ils eurent treize enfants. Elle meurt à Rivière-des-Prairies en 1736.

Suzor-Coté, rue

Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté est né à Arthabaska en 1869 et décédé en 1937 en Floride (USA). Peintre et sculpteur, il étudie la peinture et la sculpture à Paris. Il expose ses toiles à Montréal, Paris et Toronto. Il acquiert une renommée mondiale et devient membre de l'Académie royale canadienne en 1912.

 

T

Tasserie, rue de la

Endroit d'une grange où l'on tasse le foin, les grains non battus, la paille.

Tenure, rue de la

Mode de concession d'une terre.

Terroir, rue du

Étendue limitée de terre considérée du point de vue de ses aptitudes agricoles.

Théodore-Robitaille, rue

Théodore Robitaille (1834-1897) né à Varennes, le 29 janvier. Médecin, député de Bonaventure de 1861 à 1867, puis aux Communes jusqu'en 1879. Il est nommé lieutenantgouverneur en juillet 1879 et termine son mandat le 6 novembre 1884. Le 29 janvier 1885, il est nommé sénateur et occupe ce poste jusqu'à sa mort le 18 août 1897.

Thomas, rue

En rappel des familles Thomas établies à Varennes.

Tilleuls, rue des

En raison des tilleuls qui longent cette rue lesquels ont été plantés par monsieur Ange-Albert Dalpé.

Trécarré, rue du

Chemin qui passe à la limite des terres.

Trudeau, rue

Nom donné en raison des familles Trudeau établies à Varennes dont un de ses membres Joseph Trudeau (1870-1935) contracteur général s'est signalé par la construction de maisons de style dont l'agrandissement de l'hôtel de ville de Varennes, le presbytère, différents travaux de génie tels que routes, rempart face à la basilique, brise-glace du parc de la Commune, etc.

 

V

Vincent, rue

Monsieur Charles Vincent (1908-1989) était propriétaire de la terre au moment du développement de cette rue.

 

Ville de Varennes. Dernière mise à jour le 19 mars 2010 175, rue Sainte-Anne, Varennes (Québec) J3X 1T5